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Chapitre 1

Un peu d'histoire


L'inépuisable richesse des monuments qu' à livré le sol de la ville d'Arles est sans doute l'un des facteurs qui a éveillé très tôt la curiosité et l'intérêt de toute une population.
Dès le XVIe siècle, amateurs, curieux, antiquaires arlésiens constituent de véritables cabinets de curiosité. En 1614, s'organise à la "Maison commune" la première présentation d'une collection publique d'antiquités. La conscience patrimoniale publique s'affirme au XVIIe siècle, lorsqu'un arrêté ordonne que le produit de toute découverte soit déposé en ce lieu.
La construction de l'Hôtel de ville offre un espace d'exposition privilégié dans le hall d'entrée qui abrite la première collection publique de la ville.

C'est ainsi que des œuvres majeures, aujourd'hui exposées au musée, telles le torse d'Aïon ou la statue de Médée ont été préservées. C'est sur le site des Alyscamps qu'un père minime, Étienne Dumont, a crée dès 1784, un véritable musée, malheureusement pillé pendant la Révolution. Un édit impérial de 1805 institue un musée qui prend place dans l'église Sainte-Anne sous la Restauration.
En 1936, le manque d'espace conduit à l'annexion de la chapelle des Jésuites : les collections païennes et chrétiennes sont arbitrairement dissociées. Puis, seul le lapidaire est offert à la délectation du public, les autres collections restant en réserve. La création d'une institution muséale adaptée réunit toutes les collections en 1995 au sein du musée de l'Arles antique. Le choix de l'implantation de l'établissement, guidé par le besoin d'espace, s'est porté sur la périphérie sud-ouest de la ville, site retenu déjà dans l'Antiquité pour l'édification du cirque, bâtiment de spectacles dévolu aux courses de chars.


© MDAA

Chapitre 2

Architecture

À la suite d'un appel d'offre lancé pour la création d'un musée répondant aux exigences du programme scientifique, le projet de l'architecte Henri Ciriani est retenu en 1983. Il renouvelle la vision du musée en proposant le concept de "cité muséale" où le visiteur est invité à circuler dans le musée comme dans une ville. Le choix d'un plan triangulaire articulé autour d'un patio, à circulation libre, imposait des contraintes techniques que le béton devait permettre de résoudre. Matériau de prédilection de l'architecture contemporaine, son usage rendait possible l'ouverture de grands espaces, évitant les murs de refend, grâce à une structure porteuse constituée de colonnes. Cela a permis la mise en œuvre de différents dispositifs de captage de la lumière naturelle : de nombreuses baies vitrées, des fenêtres hautes, un puits de lumière constitué par le patio et surtout des sheds dans les toitures qui réfléchissent l'éclairage sur les œuvres. Henri Ciriani organise les trois activités essentielles du musée, tout en concevant une architecture évolutive autorisant des développements ultérieurs. Deux ailes enserrent les collections permanentes. L'aile de la culture est dédiée au savoir et à l'échange, elle abrite une bibliothèque, la conservation, le service des publics et les structures d'accueil des visiteurs. Elle est symbolisée par la couleur de l'esprit, le blanc. L'aile scientifique, identifiée par la couleur rouge des murs, synonyme de la force vive, rassemble le service archéologique, l'atelier de restauration et les réserves. Le vert, couleur du métal vieilli, évoque la trace du temps. Les façades du musée sont couvertes de plaques d'émalit, matériau de verre émaillé de bleu, couleur symbolisant l'azur du ciel intemporel d'Arles.


© Rémi Bénali - MDAA / CD13

Chapitre 3

Muséographie

Avec son concept de cité muséale, Henri Ciriani a souhaité créer un espace où le visiteur est invité à déambuler librement dans le musée comme dans une ville. Le parcours en boucle se développe autour d'un patio central et laisse aux visiteurs la liberté de circuler et de voir les différents thèmes à leur guise. Des points de vue particuliers sur des espaces privilégiés sont toutefois ménagés. Ainsi le regard est-il attiré par la statue colossale d'Auguste, point phare des collections. Cette même prise en compte du regard a conduit l'architecte à concevoir une passerelle au-dessus de la fosse aux mosaïques.
La circulation dans les espaces d'exposition a été soigneusement pensée afin de permettre aux visiteurs d'aborder les collections de manière à la fois chronologique et thématique. La présentation historique s'applique essentiellement aux périodes pré et post-romaines, respectivement présentées en début et en fin de parcours. Entre ces deux extrémités, la civilisation romaine est déclinée à travers différents thèmes. Maîtrisée dans son intensité, la lumière est utilisée pour distinguer les différents espaces d'exposition : la visite de la période pré-romaine s'effectue dans une lumière très tamisée, à l'inverse, les espaces consacrés à la romanité sont baignés d'une lumière qui s'estompe à nouveau lorsqu'en fin de parcours est traité le thème de la mort.


© Lionel Roux - MDAA / CD13


LE DÉPARTEMENT DES COLLECTIONS

Le département des collections du musée est dirigé par un conservateur en chef, et regroupe 4 services :

- Le service de la conservation
- L'atelier de conservation et de restauration des mosaïques
- Le service archéologiquee
- La documentation

La conservation

Le service conservation est chargé d'assurer la gestion d'un fonds de 30 000 objets dont seulement 1 800 sont actuellement accessibles au public dans les salles d'exposition permanente. Les objectifs du service sont de permettre à la fois l'enrichissement et la documentation des collections et leur conservation, leur exposition et leur diffusion au plus grand nombre.

Enrichir et documenter les collections

Les acquisitions

Le musée voit ses collections augmenter chaque année de nombreux objets provenant d'Arles et de sa proche région. Les fouilles archéologiques fournissent de grands volumes de matériels, à l'origine du renouvellement de certains espaces d'exposition permanente et constituant un important dépôt archéologique. L'institution achète des œuvres, comme des monnaies frappées par l'atelier d'Arles entre 313 et 476. Le musée reçoit également des dons, le plus notable étant celui de l'architecte Jean-Claude Golvin qui constitue un fonds exceptionnel de centaines d'aquarelles restituant les villes et les monuments du passé.

© Aurélie Coste/ MDAA

L'inventaire des collections

Le service conservation est chargé de réaliser et gérer l'inventaire réglementaire, une mission obligatoire qui consiste à créer une liste exhaustive de l'ensemble des objets affectés à la collection " musée de France ". Indispensable à la bonne gestion des œuvres, cette opération est réalisée sur une base informatique où sont enregistrées les données d'identification et documentaires ainsi que les ressources scientifiques et photographiques se rapportant à chacun des objets inventoriés par les équipes.

© Aurélie Coste/ MDAA

Prendre soin des collections

Les réserves

Trois espaces de réserves, gérés par le service, permettent le stockage des collections. Une première réserve, dotée d'une régulation du climat, contient les collections de faible encombrement et celles particulièrement fragiles (bois, métaux, verre, os…). Une deuxième est dédiée au stockage des collections lapidaires : placages de marbre, sarcophages et éléments statuaires. La dernière réserve renferme essentiellement le dépôt archéologique, des milliers de caisses et boîtes contenant le produit des diverses fouilles archéologiques réalisées sur le territoire arlésien depuis plus d'un siècle.



La conservation préventive

Une des missions importantes du service conservation est de veiller à la préservation des œuvres en agissant sur l'environnement des collections. Il s'agit notamment d'utiliser un mobilier adapté et des matériaux neutres au contact des objets afin d'éviter toute interaction chimique. La conservation préventive consiste également à veiller au maintien d'un climat constant adapté à la nature des objets, empêcher l'empoussièrement des collections ou encore effectuer une veille sanitaire et ce afin de prévenir et de limiter d'éventuelles opérations de restauration.



Les campagnes de restauration

Chaque année, des interventions de restauration sont menées par des conservateurs-restaurateurs. Le service conservation organise ces campagnes et prend en charge aussi les découvertes archéologiques récentes, tels que les objets en métal, verre et matériaux organiques (os, cuir...) qui s'altèrent rapidement après leur mise au jour.

© Rémi Bénali / MDAA

Diffuser les collections

Prêts et expositions

Le musée est régulièrement sollicité par d'autres institutions pour prêter ses collections. Une majorité de ces emprunteurs est constituée de musées français, mais il n'est pas rare que les objets arlésiens voyagent en Europe, voire même au-delà. Le musée emprunte également des collections à divers établissements pour mener à bien ses propres projets d'expositions. La gestion des prêts est constituée de multiples étapes permettant aux musées prêteurs et emprunteurs de s'accorder sur les modalités de leur collaboration. Ainsi, les premières prises de contact ont lieu plusieurs années avant l'ouverture d'une exposition. Cette première phase est l'occasion d'anticiper les conditions de prêt des œuvres (normes de conservation, emballages, transports…). Véritables discours en images, les expositions constituent des mises en scène des collections dont la création est confiée à des scénographes. La construction des dispositifs de présentation (cimaises, vitrines, textes de présentation, cartels, lumières…) occasionne un chantier complexe que le service conservation doit coordonner avec l'installation des œuvres.



La numérisation

Le service conservation mène une grande campagne de numérisation depuis plusieurs années. Des photographes professionnels ont déjà couvert près de 1600 œuvres des collections permanentes et des réserves. Destinées principalement à documenter les collections, ces images peuvent également être utilisées pour la recherche ou l'édition. En parallèle, une équipe de spécialistes réalise des scanners en trois dimensions sur une sélection d'objets. Accompagnés d'un discours ludique et pédagogique, les modèles virtuels sont ensuite rendus accessibles gratuitement au plus grand nombre, via la plateforme www.sketchfab.com/museearlesantique



Étude et publication

L'équipe de la conservation accueille de nombreux chercheurs et étudiants. Ils sont orientés dans leurs recherches et assistés dans la consultation des objets et de la documentation qui s'y rapporte. La connaissance des collections progresse ainsi peu à peu, grâce aux identifications des spécialistes. Des analyses sont également commandées à des laboratoires publics ou privés, permettant par exemple de dater un objet ou d'identifier les matériaux qui le composent. L'étude des collections a déjà abouti à plusieurs publications relatives, entre autres, aux lampes à huile, aux sarcophages païens ou aux objets en verre. Elles sont destinées à faire connaître les fonds du musée et répondent ainsi pleinement à l'objectif de diffusion des connaissances des musées de France. Enfin, le suivi des publications réalisées dans le cadre des expositions est également assuré en interne au musée.

Le service de la conservation

Alain CHARRON
Responsable du département des collections et adjoint au directeur
04 13 31 51 34

Soizic TOUSSAINT
Responsable des collections, administratrice de la base de gestion des collections
04 13 31 51 12

Valérie CLÉNAS
Assistance à la régie des collections
04 13 31 51 11

Aurélie COSTE
Régisseuse des collections, chargée de la conservation préventive
04 13 31 51 43

Jessy RUIZ
Chargée de l'administration des collection et des expositions
04 13 31 51 38

Alienor TALLAGRAND
Documentaliste
04 13 31 51 28

Reserves
© Aurélie Coste / MDAA

L'atelier de conservation et de restauration des mosaïques

Créé en 1992, l'atelier de conservation et de restauration se compose d'une équipe de huit restaurateurs spécialisés en matière de conservation préventive, de restauration et de présentation des mosaïques et enduits peints antiques. De renommée internationale, l'atelier est sollicité tant en France qu'à l'étranger pour la protection et la sauvegarde de pavements conservés dans les musées ou sur les sites archéologiques, et pour la formation de restaurateurs. Les membres de l'atelier interviennent également pour l'entretien des collections du musée départemental Arles antique et lors d'expositions temporaires présentées à Arles. Ils assurent la médiation des activités scientifiques de l'atelier auprès de publics scolaires et adultes sous forme de visites, de conférences, d'expositions temporaires, de films... L'atelier participe, en tant qu'institution spécialisée, au développement de la recherche sur la conservation du patrimoine mosaïstique et la connaissance des techniques, en collaboration avec un programme de recherche porté par le centre Camille Jullian (Aix-Marseille université / CNRS / MCC). Ses travaux sont présentés lors de colloques et de séminaires et par le biais de publications spécialisées. Il s'inscrit ainsi dans une dynamique de formation, de coopération culturelle et d'échanges autour de la Méditerranée.

Formation à la maintenance et à l'entretien des collections de mosaïques du Musée national du Bardo (Tunisie).
© ACRM/MDAA

Principales méthodes et techniques mises en œuvre

Les traitements appliqués varient selon l'état de conservation des pavements et les choix de préservation et de présentation au public. Ils suivent les principes qui président à la conservation et la restauration des biens culturels dans le respect de l'intégrité du document archéologique. Les interventions menées in situ répondent aux mêmes exigences et, dans le cas de missions à l'étranger, sont menées dans le respect du cadre culturel et traditionnel du pays en développant des solutions locales, en accord avec les conservateurs des sites et les institutions propriétaires des œuvres.

Service de la restauration et de la conservation des mosaïques

Responsable :
Patrick BLANC
04 13 31 51 41

Adjointe au responsable :
Marie-Laure COURBOULÈS

L'équipe des restaurateurs

Ali ALIAOUI
Michel MARQUE
Aurélie MARTIN
Hafed RAFAI
Marion RAPILLIARD
Claude SANCHEZ
04 13 31 51 10

Interventions in situ. Délos (Grèce), maison de Fourni
© ACRM/MDAA
Dérestauration et formation.
Haïdra (Tunisie), mosaïque des îles.
© Remi Benali
Traitements de surface. Antioche (Turquie),
mosaïque du jugement de Pâris (Musée du Louvre, Paris).
© ACRM/MDAA

Le service archéologique

Le service archéologique du musée dirige des opérations archéologiques programmées, contribue à la communication des découvertes auprès des scientifiques et du grand public et participe à des programmes de recherche en lien avec le CNRS et l’Université. Ces dernières années deux grandes opérations d’envergure, largement relayées par les médias nationaux et internationaux, ont monopolisé son action. Dans le Rhône, la fouille du dépotoir portuaire antique et de l’épave Arles-Rhône 3 (2008-2011) a conduit au renflouage de ce chaland gallo-romain en vue de sa restauration et de sa présentation au public. Le musée s’est doté d’une nouvelle aile, dédiée au port fluviomaritime d’Arles à l’époque romaine qui permet, avec le chaland et quelques 480 objets, d’aborder de nouvelles thématiques comme la navigation, le commerce ou les activités du port. En milieu terrestre, une fouille réalisée sur le site dit de la Verrerie (2013-2017) en rive droite du Rhône, a révélé une maison datée du deuxième quart du Ier siècle avant notre ère. Il s’agit de la maison dite de la Harpiste. Sa découverte renouvèle l’histoire de ce quartier supposé n’avoir été occupé qu’à partir des années 30 av. J.-C., mais surtout celle du développement de l’art pictural en Gaule grâce à la découverte de fresques comportant des représentations figurées (personnages) comparables à celles de Pompéi ou d’Herculanum.

© Teddy Seguin / MDAA / CD13
© Rémi Bénali / MDAA / CD13

Ces chantiers font suite à de nombreuses interventions qui se sont succédé depuis 1975, date de création du service archéologique du musée qui a pour objectif d’œuvrer sur le territoire urbain d’Arles. Les recherches effectuées dans le cadre de suivis de travaux, de prospections au sein de caves ou de fouille programmées, ont permis d’aborder la topographie de la ville antique par l’étude de monuments publics (cirque romain, cour à portique de Trinquetaille, thermes…), d’axes de circulation (Calade, Van Gogh…) de luxueuses maisons urbaines (sites de Brossolette, Crédit Agricole, Esplanade, Jardin d’Hiver, Verrerie), d’une église paléochrétienne (Saint-Césaire) et de nécropoles (Alyscamps, Cirque, Jardin d’Hiver….). En plus de leur travail sur le terrain, les archéologues interviennent dans des colloques, dans des cours universitaires en France et à l’étranger, réalisent des rapports scientifiques ou des publications, et accueillent des étudiants et chercheurs. Ils collaborent également étroitement avec le service des publics pour développer des outils de médiation (maquettes, mallettes pédagogiques…) et intervenir directement auprès des publics lors de conférences, d’échanges avec les scolaires ou encore de visites guidées sur site lors des opérations archéologiques.

© Rémi Bénali / MDAA / CD13

Responsable du service archéologique

Alain Charron, conservateur en chef, responsable du département des collections
04 13 31 51 34

L'équipe :

David Djaoui, archéologue subaquatique, céramologie
04 13 31 17 51

Sabrina Marlier, archéologue subaquatique, archéologie navale
04 13 31 51 56

Alain Genot, archéologue terrestre, gladiature
04 13 31 51 49

Marie-Pierre Rothé, archéologue terrestre, archives de fouille
04 13 31 51 50

© Rémi Bénali / MDAA / CD13

La documentation

La bibliothèque du musée dispose d'un fonds de plus de neuf mille ouvrages, huit mille périodiques, environ trois mille tirés à part ainsi que des dossiers d'œuvres relatifs aux collections conservées par l'institution. Ces ouvrages traitent de l'histoire, de l'art et de l'archéologie depuis la Préhistoire jusqu'au Haut Moyen-Âge, mais d'autres sujets, plus professionnels sont abordés : médiation culturelle, droit et administration des musées, restauration des œuvres, études scientifiques des objets...
Les collections d'ouvrages ont été constituées progressivement via des dons (fonds Coupry et Valensi, chercheurs et personnels du musée) et sont constamment enrichies par le biais d'achats et d'échanges avec d'autres institutions afin de constituer un outil de travail permanent.

La bibliothèque dispose également d'un fonds photographique concernant les objets des collections du musée et des activités en lien avec l'institution disponible sur demande.

Responsable de la bibliothèque

Lorène Henry
Horaires :
du lundi au vendredi, de 8h à 16h
04 13 31 51 46
Consultation sur place et sur rendez-vous

© MDAA / CD13

LE DÉPARTEMENT DES PUBLICS

Dirigé par un conservateur du patrimoine, il a pour mission l'accueil des visiteurs, la gestion de la boutique et la médiation culturelle
à travers une riche programmation destinée à tous les publics et regroupe 2 services :
- Le service médiation
- Le service accueil des publics

La médiation

Le service médiation fonde son activité sur la rencontre, l'échange et la transmission de la connaissance. L'équipe conçoit différentes activités adaptées aux spécificités de chaque public pour permettre une découverte "sur mesure" du musée : ses collections, ses coulisses et son actualité.

Le médiateur, un facilitateur

Ce rôle de facilitateur entre "le public" et les œuvres" s'appuie sur une pédagogie vivante du patrimoine : apprendre à regarder, à analyser, à s'interroger sur les collections afin de mieux appréhender le patrimoine, l'Histoire et donc la société d'aujourd'hui. C'est aussi un engagement fort en direction des publics pour lesquels l'accès aux collections, au discours archéologique et à la culture en général, est difficile (les personnes en situation de handicap, en accompagnement sociale).

Une programmation riche et diversifiée

Le service médiation cherche à diversifier les approches de l'archéologie et de l'Antiquité afin d'établir des passerelles entre différents "univers culturels" : histoire, archéologie, science, théâtre, danse, musique, vidéo… Cette politique d'ouverture est naturellement imaginée en lien avec un riche réseau de partenaires institutionnels et associatifs, et avec de nombreux intervenants extérieurs issus du monde de l'éducation, de la recherche et des arts. C'est dans ce cadre que le musée s'inscrit pleinement dans la dynamique de son territoire et que les nombreux festivals (musique, photographie, théâtre, danse, reconstitutions historiques...) trouvent dans les collections du musée un cadre et une résonance uniques.



© Lionel Roux - MDAA / CD13

Un musée pour tous…

La moitié de l'équipe est consacrée à l'accueil du public scolaire et notamment des collégiens, en proposant des actions très diverses inscrites dans les parcours d'éducation artistique et culturelle.
Le musée est soucieux d'être accessible au plus grand nombre en consacrant une grande partie de ses efforts à l' accueil des publics qui sont les moins présents dans les institutions culturelles ou ceux dont la situation de handicap peut constituer un frein important à la fréquentation.

La création d'une signalétique adaptée portée par le service médiation ainsi que la qualité des actions proposées permettent l'accueil de tous les types de handicap. En 2017, le musée a obtenu le label "Tourisme et Handicap" (pour les handicaps moteur, mental et auditif) ainsi que le prix "Patrimoine pour tous", décerné par le ministère de la culture.

Accueillir de façon conviviale et ludique le public familial est ainsi une priorité du MDAA. En tenant compte des attentes de ce public, les visites sont axées sur l'éveil à la culture, l'ouverture au monde, la découverte de l'archéologie et l'envie de partager ensemble.

lemuseebis

Une médiation entre hier et aujourd'hui

La médiation développée au MDAA interroge sans cesse la dynamique passé/présent pour que le moment passé dans les collections, hors du temps et pourtant dans l'Histoire d'aujourd'hui, permette à chacun de s'approprier ce patrimoine, et qu'il devienne le bien commun de tous.


© L.Roux MDAA / CD13

Les outils de médiation

Le département des publics a ouvert un vaste chantier sur la question des outils de médiation. Expérimentations et réflexions permettent ainsi la concrétisation de plusieurs outils et pistes de travail. Le numérique en est une, mais pas seulement : le support papier, le son, le jeu, la manipulation sont autant de moyens visant à faciliter l'accès aux discours et objets archéologiques du musée.
- Conception d'ateliers pédagogiques, créatifs et expérimentaux
- Conception d'éditions pédagogiques (dossier enseignant, livret de visites enfants, parcours-jeux)
- Conception d'outils de médiation (maquette tactile, outils numériques comme l'application sur tablette qui permet aux familles de découvrir le musée…)


L'accueil des publics

Le musée départemental Arles antique est un des musées d'archéologie les plus visités de France, avec une fréquentation oscillant entre 120 000 et 150 000 visiteurs par an. Accueillir les publics dans les meilleures conditions est une préoccupation majeure de ce service autant pour les visiteurs individuels (près de 70% de la fréquentation) que pour les groupes (30% de la fréquentation).


Vue de l'accueil du musée © MDAA / CD13

Les agents d'accueil et de surveillance des collections

Agents d'accueil et de surveillance est la désignation moderne et institutionnelle des fameux
"gardiens de musée". Bien loin des clichés, ils vous accueillent, vous renseignent et veillent sur votre sécurité. L'équipe d'accueil du musée est composée de 16 personnes dont l'une est exclusivement chargée de la réservation des groupes.
En plus de vous accueillir, elles vous informent sur les services mis à votre disposition (sièges-cannes, vestiaires à gestion autonome, fauteuils roulants, audio-guides, tablettes numériques...). N'hésitez pas à les questionner, elles se feront un plaisir de vous renseigner sur l'architecture du bâtiment, les quinze chefs-d'œuvre de nos collections dont le célèbre buste présumé de Jules César et le fameux chaland gallo-romain long de 31 mètres. L'équipe d'accueil garantit la sécurité des visiteurs et celle des collections. Son rôle est donc de sensibiliser les différents publics du musée à la fragilité des œuvres. Elle est à ce titre un chaînon essentiel dans la surveillance de l'état de conservation des collections exposées.

© Serge ben Lisa / MDAA / CD13

Responsable du département des publics

Nicolas de Larquier
Responsable du département des Publics
04 13 31 51 23

Responsable du service billetterie boutique et accueil des publics

Zohra Sayah
04 13 31 51 39

Standard téléphonique et réservations

Agatha Bosque-Guyomarc'h
04 13 31 51 03

Réservations

Françoise Jomain
04 13 31 51 48

Responsable du service médiation

Marie Vachin
04 13 31 51 26

Public en situation de handicap

Geneviève Vergos-Rozan
04 13 31 51 09

Public en accompagnement social

Elise Bonnefille
04 13 31 50 99

Public scolaire

Ghislain Charlier (Référent scolaire)
04 13 31 51 51

Jennifer Ventura
04 13 31 51 83

Emilie Fargier (Partenariat archéologie et territoire)
04 13 31 94 63